La conseillère nationale Lisa Mazzone marraine de Likrat Romandie

Likrat est un projet de la Fédération suisse des communautés israélites FSCI ayant pour but des échanges et une réflexion portés par le dialogue – de jeunes à jeunes. Depuis 2 ans, Likrat se développe également en Suisse romande, où il bénéficie maintenant d’un soutien de marque. Jeune, comme lui, expérimentée dans l’art de faire comprendre et d’éclairer la pensée par le dialogue, Lisa Mazzone est sans aucun doute le bon choix. Membre des Verts, âgée de 30 ans, élue en 2015 au National, dont elle était alors la benjamine, Lisa Mazzone est depuis peu la marraine de Likrat Romandie.

Lors de la remise du Prix du dialogue des Juifs de Suisse, le 29 mai 2018 à Berne, expliquant l’esprit dans lequel était né Likrat, Lisa Mazzone fit un parallèle avec la boule de disco: «Cette boule composée d’une multitude de miroirs représente bien notre Suisse : un pays fait de multitudes de facettes. Réunies pour scintiller ensemble, cimentées autour d’un noyau commun. Un pays aux minorités multiples, qui tourne bien. C’est dans ce pays et à son image qu’est né le projet Likrat, dont j’ai le grand honneur d’être marraine.»
Likrat est un mot hébreu signifiant «aller les uns vers les autres». Aller les uns vers les autres est ce que font de jeunes juifs et des élèves du même âge qu’eux dans le cadre de Likrat, projet de dialogue que la FSCI porte depuis 15 ans en Suisse alémanique et 2 ans en Suisse romande. But du projet: dissiper les préjugés et les stéréotypes à l’égard des juifs et du judaïsme, faire des expériences interculturelles et interreligieuses et promouvoir la tolérance et le respect. Alors que la xénophobie recommence à s’afficher ouvertement et que prolifère l’intolérance, Likrat s’adresse à la jeunesse, groupe le plus enclin à se défaire des idées reçues et à prêter attention au point de vue de l’autre. Likrat est un projet de rencontre de jeunes pour des jeunes se rencontrant sur le même pied et se mettant à dialoguer les uns avec les autres.
«Ce que cette expérience apporte, c’est la compréhension que l’autre est lui aussi multiple. L’autre nous ressemble toujours autant qu’il est différent. Reprenons notre boule à facettes. Elle symbolise cette diversité qui tient ensemble. Mais en réalité, on peut aussi la voir comme l’image de ce que chacune et chacun de nous sommes : multiples. On ne peut être réduit à une facette de notre identité. Ces identités multiples nous rendent complexes et intéressants. Tout comme il est passionnant de les découvrir, à travers le dialogue.» Voilà les raisons pour lesquelles Lisa Mazzone a été convaincue du projet de dialogue Likrat au point d’accepter d’en être la marraine pour la Suisse romande.