Consultations
Lors des différentes procédures de consultation, la FSCI prend position concernant les aspects relatifs aux droits de l'homme et des étrangers, à la liberté de religion, au racisme, à l'intégration et, de façon générale, concernant sur des questions sociales, éthiques et sociales de société.
Consultation 2010
Consultations 2009
Résumés français d'autres prises de position dans des procédures des consultations récentes
Modification de la loi sur la procréation médicalement assistée (diagnostic préimplantatoire) - Point de vue du Dr. med. Yves Nordmann, bioéthicien juif
La bioéthique juive est un système de valeurs qui puise sa source d’une tradition ancienne pour résoudre des problèmes modernes. Il n’existe pas de distinction entre l’éthique et la loi juive. On trouve dans le Talmud - qui abrite la loi orale – des prises de position des autorités rabbiniques sur divers sujets tels que des questions de bioéthique.
Selon le principe de base de la bioéthique juive, la vie est sacrée puisque l’homme a été fait à l’image de Dieu et une partie de Dieu se retrouve dans chaque être humain. En outre, la vie humaine a une valeur infinie. Ainsi, quand il s’agit de sauver une vie humaine, les règles de la Halakha (loi juive) peuvent être transgressées.
Dans cet esprit, l’extension de la connaissance et la lutte contre la maladie sont acceptées et même pourrait-on dire exigées par la loi juive. L’homme ne doit toutefois pas chercher à remplacer Dieu en s’immisçant dans le processus de création. Son apport doit être limité dans le cadre défini par la loi.
Le judaïsme est favorable au développement technologique, pour autant que, dans la pesée des intérêts, les bienfaits potentiels l’emportent sur les risques anticipés. Dans ce domaine le judaïsme se distancie de certaines autres religions. Par exemple, sous certaines conditions précises, la religion juive autorise la fécondation in vitro.
Selon la Halakha, l’embryon doit bénéficier d’une protection renforcée dès le quarantième jour après la fécondation. Néanmoins, l’embryon et le fœtus sont considérés comme une partie intégrante de la mère et non pas comme un être à part entière. Ainsi, la vie de la mère a priorité sur celle de l’enfant à naître. Cependant, dès la fécondation il s’agit d’une personne potentielle qui a le droit d’être protégée. La recherche sur les cellules souches n’est ainsi pas autorisée.
Finalement la bioéthique juive est favorable au diagnostique préimplantatoire dans le but d’éviter des maladies génétiques graves et cela pour autant que le cadre soit bien défini. Par contre la définition préalable de caractéristiques telles que la taille, la couleur des yeux, des cheveux, etc. est strictement interdit dans le cadre de la bioéthique juive. La régulation du diagnostique préimplantatoire est ainsi très souhaitable.
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Interdiction des mutilations sexuelles : prise de position de la FSCI dans la procédure de consultation sur l'avant-projet de la commission
La FSCI salue l’intention du Conseil fédéral d’entreprendre des mesures contre toute forme de mutilations des organes génitaux féminins non justifiées par des raisons médicales. De telles interventions sont interdites par la halacha (Loi juive) et ne sont pas pratiquées dans la communauté juive.
La mutilation des organes génitaux féminins engendre de manière générale des blessures corporelles, parfois sévères, et constitue en même temps une atteinte grave à la dignité humaine. Comme proposé par le projet, il importe donc que les nouvelles dispositions du droit pénal soient étendues et qu’elles sanctionnent, les formes de mutilation génitale les plus sévères comme les plus légères afin d’exercer un effet dissuasif.
Comme également proposé par le projet, la nouvelle norme pénale ne doit pas inclure la circoncision des organes génitaux masculins (ablation du prépuce ; Brit Mila). La circoncision ne pose pas les mêmes problèmes a n’engendre pas les mêmes conséquences que l’excision des organes féminins. Comme on le sait aujourd’hui, elle a même un effet préventif pour certaines maladies. Par ailleurs s’agit d’un des principaux commandements religieux du judaïsme comme de l’islam. Toute tentative de restreindre ou de pénaliser la circoncision constituerait donc une atteinte à l’art. 15 (Cst.) qui garantit la liberté de croyance et de conscience.

