Le dialogue interreligieux sans tabous !

Une première pour la FSCI en Romandie : un débat autour du dialogue pour contrer ignorance et préjugés chez les jeunes. La FSCI en collaboration avec le Club suisse de la presse a invité des intervenants et un modérateur de renoms afin de débattre sur ce sujet controversé. Des points de vue politiques, religieux et une analyse de la société et jeunesse actuelle ont été de mise. Le public et plusieurs Likratinos ont également partagé leurs perspectives sur la discrimination et la méconnaissance de l’autre.

Le 20 juin 2018, la FSCI en collaboration avec le Club suisse de la presse ont accueilli des représentants de trois communautés religieuses différentes : Lamya Hennache, juriste et membre de la Commission pour l’intégration bernoise ; Eric Ackermann, ministre officiant à la Synagogue de Beth Yaacov et président de la plateforme interreligieuse Genève et Maurice Gardiol, diacre retraité de l'Eglise protestante et membre du Comité de la plateforme interreligieuse Genève. Ils ont tous participé à une table ronde sur le thème « inciter les ados au dialogue pour contrer ignorance et préjugés » avec la contribution de Lisa Mazzone, conseillère nationale et marraine du projet Likrat. Les Likratinos Noya Assaraf et Léo Lévy ont également beaucoup apporté au débat, le tout modéré par Pierre Ruetschi, rédacteur en chef responsable de la Tribune de Genève et introduit par Evelyne Morali, membre du comité directeur de la FSCI.

La discussion était fluide et sans tabou. Le débat a tourné autour du dialogue interreligieux du point de vue des trois religions monothéistes principales, le judaïsme, l’islam et le christianisme, ainsi que du point du vue politique. Le projet Likrat était un parfait exemple d’outil utilisé, car il souhaite susciter le dialogue, en offrant aux classes scolaires et à d’autres groupes de jeunes la possibilité d’inviter des adolescents juifs qui leur parlent du judaïsme. Les jeunes ont l’occasion d’échanger sur une religion, la façon dont elle est pratiquée ici en Suisse, de dépasser des stéréotypes et préjugés et agressions verbales à l’égard de leurs pairs juifs et d’autres minorités. Un jeu interactif mené par les Likratinos avec le public eu beaucoup de succès « ce jeu m’a intéressé parce que c’est une démarche pédagogique intéressante. On est tous pareils, malgré nos différences de religions » déclara un membre du public.

Place à la partie débat, qui a duré plus d’une heure et qui a suscité beaucoup d’intérêts de la part des intervenants et du public, qui ont eu l’occasion de poser des questions à la fin. De nombreux thèmes ont été abordés : le désengagement religieux que nous observons aujourd’hui chez les jeunes, la quête de spiritualité vs la religion pure et dure, le rapport entre la religion et la société actuelle, la quête de sens chez les jeunes, la récurrence du débat religieux en politique, l’impact de la loi sur la laïcité sur les écoliers genevoises, et bien d’autres ! D’après Lisa Mazzone, « Aujourd’hui on ne veut pas être limité à une seule religion. Notre identité est multi-facettes, on est tous un peu pareils et un peu différents parce que dans toutes ces facettes il y en a qui se rejoignent, et d’autres qui s’éloignent ». Au tour de Eric Ackermann de déclarer que « Les jeunes et les moins jeunes ont besoin de repères et de bouées, pour avoir un peu d’espérance. Ils recherchent une certaine quête de sens. » C’est bien pour cette raison que Lisa Mazzone partage avec le public la raison pour laquelle elle veut contribuer au projet Likrat en tant que marraine qui vise à coller un peu plus à la réalité et à dépasser les préjugés et stéréotypes.

Nous vous invitons à cliquer sur le lien suivant pour suivre ce débat passionnant dans son intégralité :

Galerie: Table ronde Club suisse de la presse

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